Salon d’Hercule [it]

Cette pièce aux dimensions monumentales 
(18 mètres de hauteur) s’étend, suite aux modifications de Michel-Ange, sur deux étages. Les parois restées nues devaient être à l’origine décorées par les frères Carrache. Le seul décor consiste aujourd’hui en une série de bustes d’empereurs placés dans des niches encadrées d’une moulure de stuc doré. L’Hercule, moulage de la copie romaine d’une œuvre du sculpteur grec Glykon, donne désormais son nom au salon. La statue se trouvait exposée sous les arcades de la cour d’honneur. Elle est aujourd’hui au musée archéologique de Naples.

Les trois tapisseries tissées au XVIIe siècle à la Manufacture des Gobelins d’après les fresques des « chambres » de Raphaël au Vatican représentent « L’incendie du Borgo », miraculeusement circonscrit par le pape sur son balcon, « Le pape arrêtant Attila aux portes de Rome », où le pape Leon X Médicis se substitue par auto-glorification à Léon Ier et « La Messe de Bolsena », qui relate le miracle à l’origine de la Fête-Dieu et de la construction de la cathédrale d’Orvieto.

Deux personnages allégoriques sculptés par Guglielmo della Porta, l’Abondance et la Charité, encadraient autrefois le tombeau de Paul III à Saint-Pierre. Les statues furent ramenées au palais au XVIIe siècle et encadrent une cheminée de marbres polychromes réalisée par Vignole.

Dernière modification : 05/08/2020

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