Salon d’Hercule [it]

Cette pièce aux dimensions monumentales 
(18 mètres de hauteur) s’étend, suite aux modifications de Michel-Ange, sur deux étages. Les parois restées nues devaient être à l’origine décorées par les frères Carrache. Seule subsiste aujourd’hui une série de bustes d’empereurs placés dans les niches dorées. L’Hercule, une copie de la statue sculptée par le grec Glykon, donne désormais son nom au salon. La statue se trouvait exposée sous les arcades de la cour d’honneur. Elle est aujourd’hui au musée archéologique de Naples.

Les trois tapisseries tissées au XVIIe siècle à la Manufacture des Gobelins d’après les fresques des « chambres » de Raphaël au Vatican représentent « L’incendie du Borgo », miraculeusement circonscrit par le pape sur son balcon, « Le pape arrêtant Attila aux portes de Rome », où le pape Farnèse se substitue par auto-glorification à Léon Ier et « La Messe de Bolsena », qui relate le miracle à l’origine de la fête du Corpus Domini et de la construction du Dôme d’Orvieto.

Deux vertus allégoriques sculptées par Guglielmo della Porta, l’Abondance et la Charité, encadraient autrefois le tombeau de Paul III à Saint-Pierre. Elles furent ramenées au palais au XVIIe siècle et encadrent une cheminée de marbres polychromes réalisée par Vignole.

Dernière modification : 17/12/2018

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